• Meurtres à l'Antique !

    Voici la solution de la première énigme, écrite par Jade et Léa.

     

    Réponse :

     

    Le meurtrier est Julia Hortensia. Le crime est passionnel. Elle aimait Lucius qui ne l’aimait pas, et pire, il s’était amouraché de son père.

     

    « Elle s’était ensuite promise que si elle ne l’avait pas, personne d’autre ne l’aurait » permettait de comprendre qu’elle irait jusqu’à commettre un crime s’il le fallait.

     

    Ensuite, il est dit qu’à côté de la fiole de poison se trouvait une perle rouge : Julia portait des perles écarlates dans ses cheveux.

     

    Elle a fait en sorte que Lucius se coupe avec les entraves quand il les enlèverait, et les avait imbibées de poison.

     

     

    Des Cœurs empoisonnés

     

     

     

     

     

    Tiberius Julius Rufus: Sénateur

     

    Tiberius Julius Rufus : Fils du sénateur

     

    Julia Hortensia : Fille du sénateur

     

    Aula Caligula Julia : Femme du sénateur

     

    Lucius Aurelius Elagabal : Victime, comédien, amant du sénateur

     

    Decimus Aebutius Celeris : Comédien qui joue le magistrat

     

     

     

     

     

    Lucius Aurelius Elagabal était dans la cavea, anxieux. Aujourd'hui il jouait sa première fabula praetexta de l'année. Il interprétait l'esclave d'un magistrat. Il ne portait qu'une tunique et des entraves, alors il avait un peu froid.

     

    Bientôt, il entrerait en scène. Il entendait déjà le chœur chanter dans l'orchestra. Un homme lui fit signe, c'était maintenant à lui. Le aulaeum fut tiré dans l'hyposcenium, il se trouvait maintenant sur le pulpitum, sous les yeux de tous.

     

    Le cœur du jeune homme battait vite. Il n'était pas monté sur la scaena depuis longtemps. Il avait voulu arrêter et commencer une carrière militaire, comme l'avait toujours rêvé son père. Mais, Tiberius Julius Rufus lui avait demandé de jouer pour lui, alors Lucius n'avait pu lui refuser et avait mandé à être dans cette pièce. Les contacts de Tiberius et sa réputation l'avaient beaucoup aidé.

     

    C'était, après tout, un grand sénateur, mais également son amant. Tous deux s'aimaient d'un amour inconditionnel.

     

    Un jour, Tiberius avait confié à Lucius, qu'il lui léguerait sa fortune une fois mort. Cela étonna grandement le comédien, étant donné que le sénateur avait déjà un fils.

     

     

     

    Alors qu'il jouait, Lucius avait reconnu son amant dans sa toga praetexta. Malheureusement, il était accompagné de sa famille. A sa droite se trouvait sa femme, Aula Caligula Julia, qui était une personne extrêmement jalouse. Elle était consciente de la liaison de son mari, et elle n'aimait guère cela. Les regards haineux qu'elle adressait au comédien étaient assez explicites. Pour extérioriser sa rage, elle serrait le poignet de sa fille, Julia Hortensia. Cette dernière avait le visage crispé par la douleur. C'est que sa mère avait une forte poigne. Pourtant, la belle Julia ne disait rien. Au contraire, elle souriait. Après tout, elle n'avait pas tous les jours la chance de voir l'homme qu'elle aimait sur le devant de la scène. Elle avait rencontré Lucius pour la première fois chez elle. Par inadvertance il l'avait bousculée alors qu'il sortait du cubiculum du sénateur. Bien sûr, Julia avait tout de suite compris la relation que son père et Lucius entretenaient, mais cela ne l'avait pas empêché de tomber amoureuse du comédien. Elle s’était ensuite promise que si elle ne l’avait pas, personne d’autre ne l’aurait. Or, quand elle apprit qu'elle pourrait le voir au théâtre aujourd'hui, elle s'était habillée spécialement pour l'occasion : elle portait une tunica talaris neuve, recouverte par une stola brodée de pourpre. Elle s'était ensuite drapée d'une belle palla. Et pour agrémenter la tenue, elle avait glissé dans ses cheveux quelques perles écarlates.

     

    Bien sûr, cet accoutrement avait déplu à son frère, Tiberius le jeune. Il aimait la simplicité presque autant qu'il abhorrait Lucius. C'était d'ailleurs pour ne pas s’accointer à lui qu'il n'était pas venu au théâtre.

     

    Pourtant, au début, le fils du sénateur appréciait le comédien. Mais cela avait changé quand il avait entendu son père et Lucius parler dans le péristyle. Quand son père avait promis à Lucius de lui léguer toute sa fortune à sa mort. Au comédien, et non à lui, son fils. Depuis lors, il avait commencé à vouer une haine ardente envers cet homme qui accaparait tout.

     

     

     

    La pièce était splendide, les spectateurs étaient ravis et comblés. On était arrivé à la fin : Lucius venait de briser ses fers d'esclave, pour les jeter dans le feu à sa droite, et crier sa haine contre son maître. Pour finir, il s’était saisi d'une dague et avait fait semblant de se tuer. Dans un grand silence le corps du comédien tomba sur le sol et les rideaux se refermèrent sur lui.

     

    Decimus Aebutius Celeris, le comédien qui incarnait le magistrat, se dirigea vers Lucius pour l'aider à se relever. Mais quelle fut sa stupeur quand il découvrit l'amant du sénateur mort !

     

    On ferma rapidement le théâtre, tandis que Decimus observa le corps de son ami. Comment avait-il pu mourir ? Il n'y avait aucune présence d'arme du crime. Et surtout, si quelqu'un avait assassiné Lucius, toutes les personnes présentes en auraient été témoins. Or, ce n'était pas le cas et il y avait bel et bien eu un meurtre au milieu de la scène.

     

    Decimus ne décela qu'une entaille au niveau du poignet droit de la victime. Bien qu'elle semblât profonde, elle n'aurait pu être mortelle. Sûrement avait-elle été causée lorsque Lucius avait enlevé ses entraves de fer.

     

    Le théâtre fut fouillé de fond en comble et Decimus retourna dans les coulisses, perplexe. Soudain, un comédien courut vers lui. Il venait lui apprendre que l'on avait retrouvé une fiole de poison cachée dans les gradins et à moitié vide. Decimus alla voir. En se baissant pour ramasser le liquide mortel, il faillit écraser une perle rouge. Et quand il recula et manqua de tomber, il se blessa. Par chance, la fiole ne tomba pas. Decimus en fut soulagé : si le liquide était rentré en contact avec sa blessure, il aurait pu en mourir.

     

    Alors, Decimus comprit.

     

     

     


  • Commentaires

    1
    M.Girard
    Mercredi 8 Mars à 18:17

    Un très joli texte, bien écrit. On croirait à un véritable roman. L'histoire est intéressante et bien pensée, et tout à fait crédible. J'ai une petite idée du nom du suspect mais votre histoire me semble pleine de surprises. Beau travail Jade et Léa !

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